Lundi 11 février 2008 à 9:42



Vous voyez ce que je vois ?! Buchet a enfin réalisé mon fantasme, qui avait deja pointé le bout de son nez avec "le collectionneur". Il a réalisé, dessiné, accumulé 1000 images différentes de Nävis (qui, je le rappelle, est la plus belle fille de la galaxie). Il y en avait certaine que je connaissais déjà mais pour la plupart, disons 93%, je ne connaissais pas. Imaginez ma joie avec un tel artéfact entre les doigts, encore plus grande qu'un mathematicien trouvant la suite des nombres premiers, ou celui qui trouvera la grande question dont la réponse est 42 ! Voilà, toujours est-il que je suis aux anges :-D

Publié par beingsureofyourself

Vendredi 19 octobre 2007 à 18:34

Agape

Pour quelques autres images
* * * * *

Publié par beingsureofyourself

Lundi 27 août 2007 à 13:10

Je sentais le vent frais qui battait ma peau. Il y avait avec lui une odeur fraîche et revigorante. J'adorais être là, seul, debout au milieu de rien, ou de tout peut-être, fermer les yeux, ressentir le vent et se laisser vivre. C'était comme si ce vent apportait avec lui du bonheur, de l'amour, de la vie. J'adorais ce genre de matinée, ces matinées simples, où l'on veut être seul et se sentir nostalgique. Je tendis l'oreille ; les vagues roulaient et roulaient sans fin, depuis combien de temps déjà ? Je ne sais pas. Ce bruit est reposant, c'est fou comme les choses simples peuvent nous toucher autant. J'ouvris les yeux, l'Océan s'étendait à perte de vue, on aurait dit qu'il était là rien que pour moi, moi au milieu de cette plage déserte. Le soleil n'allait pas tarder. Je regardai mes pieds, ils étaient enfouis dans le sable, l'écume allait et venait m'enfonçant toujours un peu plus, j'aimai bien cette sensation. Le soleil était là, ou plutôt à demi-là. Le demi cercle orangé se levait sur l'azur. On pouvait voir, au dessus de lui, des nuages roses, pourpres oranges, tout était si beau et pourtant si éphémère. Je savais que d'ici quelques minutes, tout serai fini, donc je savourais ce lever de soleil comme si c'était la dernière chose que je verrai sur cette Terre. Mais je savais très bien qu'il reviendrai demain et que moi aussi je serai là, debout au milieu du néant.


[Franck Dubois]

Publié par beingsureofyourself

Samedi 14 juillet 2007 à 17:29

Death Note


Publié par beingsureofyourself

Dimanche 18 février 2007 à 19:38

- Vanité des vanités, tout n'est que vanité ! criait lugubrement Chapelle en agitant un doigt menaçant.
- Nous sommes tout à fait d'accord avec toi, lui répondirent ses compagnons de bouteille, continue, Chapelle !
Chapelle se reversa au dessus un verre de vin rouge, ce qui ajouta encore à son désarroi, et poursuivi :
- Oui, mes pauvres amis, tout sont vanité ! Regardez autour de vous et dites-moi ce que vous voyez ?
- Nous ne voyons rien de bon, convint Boileau en jetant un regard plein d'amertume autour de lui.
- La science, la littérature, l'art, tout cela n'est que vanité vide et creuse ! criait Chapelle. Et l'amour ? Qu'est-ce que l'amour, mes infortunés amis ?
- Un leurre, dit Jonsac.
-Rien de plus vrai ! répondit Chapelle. Notre vie n'est que chagrin, injustices et malheurs de tous cotés !
Là-dessus Chapelle se mit à pleurer.
Quand ses amis émus l'eurent quelque peu conseillé, il lança cet appel enflammé :
- Que faire, amis ? Si la vie n'est qu'un trou si noir, qu'attendons-nous pour la quitter ! Allons nous noyer de compagnie ! Regardez la rivière dehors qui nous appelle.
- Nous te suivons, dirent les amis.
Et tous de ceindre leurs épées et de revêtir leurs manteaux pour aller a la rivière.
Le vacarme s'accrut. La porte s'ouvrit alors et, sur le seuil, parut, emmitouflé dans un manteau, en bonnet de nuit et un bout de chandelle a la main, Molière.
- Que faites-vous ? demanda-t-il.
- Notre vie est insupportable, dit Chapelle en pleurant. Adieu, Molière, pour toujours. Nous allons nous noyer.
- C'est un beau projet, répondit tristement Molière. Mais il est mal de votre part de m'avoir oublié. Je vous croyais plus de mes amis.
- Il a raison ! s'écria Jonsac, bouleversé. Nous nous sommes vraiment conduits comme des porcs ! Viens te noyer avec nous, Molière !
Tous les amis embrassèrent Molière et reprirent :
- Allons-y !
- Très bien, allons-y, dit Molière. Mais vous savez mes amis, qu'il n'est pas bon de se noyer la nuit après le souper, car les gens diront que nous l'avons fait dans les fumées de l'alcool. Ce n'est pas ainsi qu'il faut faire. Allons maintenant nous coucher, dormons jusqu'au matin, et, sur le coup de dix heures, quand nous nous serons lavés et aurons repris un aspect convenable, nous irons a la rivière la tête haute, afin que tout le monde voie que nous nous sommes noyés en véritables philosophe.
- Admirable idée ! s'écria Chapelle, en embrassant Molière derechef.
- Je partage ton avis, dit Jonsac qui s'endormit sans crier gare, la tête entre les verres de vins.
Molière passa une heure a débarrasser, avec l'aide de Martine et de deux autres domestiques, les futurs noyés de leurs épées, perruques et pourpoints et a leur préparer un lit à chacun. Quand tout fut en ordre, il regagna sa chambre et ne parvenant pas a retrouver son sommeil interrompu resta assis à lire jusqu'au lever du soleil.
Au matin, le suicide collectif fut, on ne sait pourquoi, annulé.



[Mikhaïl Boulgakov]
[Le roman de monsieur de Molière]

Publié par beingsureofyourself

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>